La plume d’ange 18 mars, 2008
Posté par emergenceducoeur dans : Textes à méditer / Philosophies de vie , 1 commentaireVous voyez cette plume ? Eh bien c'est une plume d'ange. Rassurez-vous. Je ne vous demande pas de me croire… Je ne vous le demande plus. Pourtant, écoutez encore une fois,une derniière fois mon histoire. Une nuit,je faisais un rêve désopilant, quand je fus réveillé par un frisson de l'air. J'ouvre les yeux. Que vois-je ?
Dans l'obscurité de la chambre, des myriades d'étincelles. Elles s'en allaient rejoindre, par tourbillonnements magnétiques, un point situé devant mon lit.
Rapidement, de l'accumulation de ces flocons aimants et phosphorescents, un corps se constituait. Quand les derniers flocons eurent terminé leur course, un ange était là, devant moi, un ange réglementaire, avec de grandes ailes de lait.
Comme une flèche d'un carquois de son épaule il tire une plume, il me la tend, il me dit :
- c'est une plume d'ange. Montre la autour de toi, je te la donne. Qu'un seul humain te croie et ce monde malheureux s'ouvrira au monde de la joie. Qu'un seul humain te croie avec ta plume d'ange. Adieu et souviens-toi : la foi est plus belle que Dieu.
Et l'ange disparut laissant la plume entre mes doigts.
Dans le noir, je restais longtemps, illuminé, grelottant d'extase, lissant la plume, la respirant.
En ce temps là je vivais pour les seins somptueux d'une passion néfaste.
J'allume, je la réveille et lui dit :
- Mon amour regarde, regarde cette plume. Un ange vient de me la donner, c'est une plume d'ange.
Tu sais à quel point je suis incapable de mensonge,de plaisanterie scabreuse. Mon amour, il faut que tu me croies. Crois-moi et le monde est sauvé.
La belle, le visage obscurci de cheveux, d'araignées de sommeil me répondit :
- Fous-moi la paix. Je voudrais dormir. Et arrête de fumer ton satané Népal.
Elle me tourne le dos et merde !
Au petit matin, le filais parmi les nègres des poubelles et les pigeons chez mon ami le plus sûr.
Je montrais ma plume à l'Afrique, aux poubelles et bien sûr aux pigeons qui me firent des roues, des roucoulements de considération admirative.
Je sonne. Voici mon ami André.
Posément, avec précision, je vidais mon sac biblique, mon oreiller céleste.
- Tu m'entends bien, André, qu'on me prenne au sérieux et l'humanité s'arrache à son orbite de malédiction guerroyante et funeste. A dégager. Finie la souffrance, débute la joie !
André se massait pensivement la tempe. Il me fit un sourire ému. M'entraîna dans la cusine devant un café et m'expliqua que moi, hypersensible, moi enclin au mysticisme, moi avais grand besooin d'aller me reposer… L'air de la campagne avec les oiseaux précisément, les vrais….
Je me retrouvais dans la rue grondante, tenaillant la plume dans ma poche.
Que dire, que faire ?
Monsieur l'agent, regardez, c'est une plume d'ange.
Il me croit.
Aussitôt les tonitruants troupeaux de bagnoles hargneuses s'aplatissent, des hommes radieux en sortent, auréolés de leurs volants et s'embrassent en sanglotant. Soyons sérieux.
Je marchais, je marchais, dévorant les visages. Celui-ci ? La petite dame ?
Et puis soudain, évidente, éclatante, l'idée m'envahit.
Abandonnons les hommes. Adressons-nous aux enfants Eux seuls savent que la foi est plus belle que Dieu.
Les enfants oui, mais lesquels ?
Je marchais. Je marchais encore. Je ne regardais plus la gueule des passants hagards mais en moi des guirlandes de visages d'enfants, mes chéris, mes féeriques, mes crédules me souriaient.
Je marchais. Je volais. Le vent de mes pas feuilletait Paris.
Pages de pierres, de bitume, de pavés maintenant. Ceux de la rue saint Vincent. Les escaliers de Montmartre.
Je monte, je descends, et me fixe à la sortie d'une école, rue du Montcenis.
Quelques femmes attendaient la sortie des gosses.
Faussement paternel, j'attends moi aussi.
Ils débouchent de la maternelle par fraîches bouffées par bouillonnements bariolés. Mon regard papillonne de fimousses en minois, quêtant une révélation.
Sur le seuil de l'école une fillette s'est arrêtée. Dans la vive lumière d'avril, elle cligne ses petits yeux de jais, un peu bridés, un peu chinois et se les frotte vigoureusement.
Puis elle reprend on cartable orange luisant, rebondi de mathématiques modernes.
Alors, j'ai suvi la boule brune et bouclée de sa tête, gravissant derrière elle les degrés de la Butte.
A quelques cents mètres, elle pénètre dans un immeuble.
Longtemps je suis resté là, me caressant les dents avec le bec de ma plume.
Le lendemain, je revins à la sortie de l'école et le surlendemain et les jours qui suivirent.
Elle s'appelait Fanny.
Mas je ne me décidais pas à l'aborder.
Et si je lui faisais peur avec ma bouche sèche, ma sueur sacrée, ma pâleur mortelle, vitale ? Alors, je me tue ? Je la bouffe ma plume ? Et je la plante dans le cul somptueux de ma passion néfaste . Et puis un jeudi… Je me suis dit je lui dis.
Les poumons du printemps exhalaient leur premièe haleine de peste paradisiaque. J'ai précipité mon pas. J'ai tendu ma main vers la tête frisée.
Au moment où j'allais l'atteindre, sur ma propre épaule, une pesante main s'est abattue. Je me retourne. Ils étaient deux. Ils empestaient le barreau.
- Suivez-nous.
Le commissariat. Vous les connaissez un peu. Les flics qui tapent le carton dans de la gauloise, du sandwich, une couche de tabac, une couche de passage à tabac. Le commissariat était bon enfant. Il ne roulait pas les mécaniques, il roulait les R.
- Asseyez-vous. Il me semble vous avoir vu quelque part, vous. Alors, comme ça on suit les petites filles ?
- Quitte à passer pour un détraqué,je vais vous expliquer, monsieur, la véritable raison qui m'a fait m'approcher de cette enfant…
Je sors ma plume sainte de mes doigts tremblants et la fait techniquement rouler devant un sourcil bonhomme.
- C'est de l'oie, ça, me dit-il, de la colombe, peut-être. ça y est, j'ai trouvé : vous ressemblez à l'inspecteur Columbo !
- Monsieur, ce n'est pas de l'oie. C'est de l'ange vous dis-je !
- Admettons. Calmez-vous. Mais vous avouerez qu'une affirmation exige d'être appuyée par un minimum de preuves, d'enquête…
Vous allez patienter un instant. On va s'occuper de vous, gentiment hein ?
On s'est occupé de moi. Gentiment. Entre deux électrochocs, je me balade dans le parc de la cllinique psychiatrique où l'on m'héberge depuis un mois.
Parmi les siphonnés qui s'ébattent ou s'abattent plouf ! Sur les aimables gazons, il est un être qui me fascine.
C'est un veillard très beau.
Il se tient toujours immobile, hieratique,devant un cèdre du Liban. parfois, il se tait et me contemple en souriant. il sort des plis de sa robe de bure des noix, de grosses noix qu'il brise d'un seul coup dans sa paume, crac ! Pour me les offrir.
Parfois, il étend lentement les bras et semble psalmodier un texte secret, sacré.
J'ai fini par l'approcher, par lui adresser la parole.
Aujourd'hui, nous sommes amis. C'est un type surprenant, un savant, un poète.
Vous dire qu'il sait tout, a tout connu, appris, senti, perçu, percé, c'est peu dire. De sa barbe massive, un peu verte, aux poils épais et tordus, le verbe sort, calme et fruité, abreuvant un récit où toutes les mystiques, les musiques, les philosophies, les sciences humaines, les ésotérismes s'unissent, se rassemblent pour se ressembler dans le puits éoilé de sa mémoire.
Dans ce puits de jouvence intellecuelle, soit, je descends, seau débordant de l'eau fraîche, et limpide de l'intelligence alliée à l'amour, je remonte.
Un jour où il me parle d'ornithologie comparée enrte Olivier Messiaen et Charlie Parker, je ne l'écoute plus, un grand silence se fait en moi.
Mais cet homme dont l'ange t'a parlé, cet être humain qui va croire à ta plume, cet humain introuvable, eh bien, eh bien, oui, il est là ! Le voici ! Devant toi !
Sans hésiter, je sors ma plume.
Ses yeux mordorés lancent une étincelle. Il examine la plume avec une acuité qui me fait frémir de la tête aux pieds.
- Quel magnifique spécimen de plume d'ange vous avez là, ami !
- Alors… vous le savez, vous me croyez ?
- Mais parbleu, je vous crois ! Le tuyau légèrement cannelé, la nacrure des barbes, on ne peut s'y méprendre. Je puis même ajouter qu'il s'agit d'une penne d'angelus maliciosus.
- Mais alors, puisqu'il est dit qu'un homme me croyant le monde est sauvé…
- Je vous arrête, ami. Je ne suis pas un homme.
- Vous n'êtes pas un homme ?
- Nullement, je suis un noyer.
- Vous vous êtes noyé ?….
- Mais non je suis un noyer. L'arbre. Je suis un arbre.
Alors je sentis un frisson de l'air. Se détachant de la cime du grand cèdre, un oiseau est venu se poser sur l'épaule du vieillard.
Je crus reconnaître; miniaturisé, l'ange malicieux, qui m'avait visité.
L'oiseau, le vieillard et moi, tous les trois, nous avons ri, nous avons bien ri longtemps….
Le fou rire quoi !
Claude Nougaro
La légende de l’âme soeur
Posté par emergenceducoeur dans : Légendes et mythes , 4 commentairesLa légende de l’âme soeur
La notion d’âme soeur vient du texte “Le Banquet” écrit par le philosophe grec Platon. Il raconte qu’auparavant il existait des créatures à la fois mâle et femelle, ayant quatre pieds, quatre mains, deux têtes : les androgynes. Ces êtres étaient devenus trop puissants.
Ils étaient si forts qu’ils tentèrent d’escalader le ciel pour y combattre les dieux.
Zeus dut se résoudre à leur infliger une leçon. Il décida de les couper en deux comme on coupe les légumes pour les mettre en conserve. Quand l’homme primitif eut été dédoublé par cette coupure, chacun, regrettant sa moitié, tentait de la rejoindre. S’embrassant, s’enlaçant, l’un à l’autre, désirant ne former qu’un seul être.
Mais parce qu’ils ne voulaient rien faire l’un sans l’autre, et quand une des moitiés mourrait et que l’autre survivait, la moitié survivante en cherchait une autre et s’enlaçait à elle, ce que nous appelons aujourd’hui la moitié d’une femme ou la moitié d’un homme, alors l’espèce risquait de s’éteindre et Zeus eut pitié de l’homme. Il leur fabriquat des organes de génération et fit que par ce moyen, les hommes engendrèrent les uns dans les autres, par l’organe mâle dans celui de la femelle.
C’est de ce temps lointain que date l’Amour inné des hommes les uns pour les autres, celui qui rassemble des parties de notre nature ancienne, qui de deux êtres essaient d’en faire un seul, et de guérir ainsi la nature humaine
C’est le thème de l’amour fusionnel d’une complétude par la recherche de l’autre. C’est l’interprétation romantique par excellence, celle de la jeune fille qui attend son prince charmant et rêve d’amour sans nuage et d’entente parfaite entre des êtres qui se complètent.
Platon a bien décrit le destin de chacun de nous : trouver notre autre moitié.
Devant…
Posté par emergenceducoeur dans : Douceur des mots - Poésies , ajouter un commentaireDevant, s'ouvre une route nouvelle,
Devant, se trouve un autre chemin,
Devant, je peux porter mon regard,
Devant, existe l'espoir incertain
De ce qui peut recommencer autrement.
Derrière, c'était hier,
Derrière, c'est une partie de moi-même,
Derrière, je ne peux oublier.
Mais derrière, c'est le passé
Que je ne peux recommencer.
Devant, puis-je continuer la route ?
Devant, puis-je tourner les yeux ?
Devant, puis-je poser un pas après l'autre ?
Devant, puis-je regarder une nouvelle vie
Que je peux saisir et dont je connais si peu ?
Devant, c'est l'inconnu,
Devant, je ne vois pas très loin,
Devant, cela me fait un peu peur,
Devant, je ne sais qui va prendre ma main
Alors qu'aujourd'hui, c'est moi en partie qui décide.
Aujourd'hui est entre hier et demain,
Aujourd'hui contient encore des repères connus,
Aujourd'hui, je sais à peu près qui je suis,
Aujourd'hui, je semble maître de moi,
Alors que demain, je risque de devenir un autre.
Ai-je envie d'avancer sans tout comprendre ?
Ai-je envie de continuer malgré les risques ?
Ai-je envie d'habiter la confiance ?
Ai-je envie qu'un autre me tienne la main
Car à mon tour, je devrai tenir la sienne ?
Devant, c'est prendre un grand risque
Aussi bien pour moi que pour l'autre.
Devant, c'est renoncer à une partie de moi-même
Que l'autre acceptera pour se changer lui aussi.
Devant, sous une banale apparence, c'est la folie de l'amour…
Elisabeth Lafont, octobre 2005
Le Trésor et son Chemin
Posté par emergenceducoeur dans : Sagesse des contes , ajouter un commentaireCeci est l’histoire inconnue du long voyage de la Fée et du Magicien. Il est étonnant que cette histoire n’ait pas traversé les âges. Peut-être certains ne l’ont-ils pas jugée digne d’intérêt. Ou peut-être que cette histoire devait encore s’écrire.
L’Enchanteur ne connaissait pas encore très bien la Fée. Il était fasciné par sa beauté intérieure, une beauté tellement grande que sa beauté physique ne lui était pas encore apparue.
L’Enchanteur avait entendu parlé d’un Trésor. Un Trésor dont on disait qu’il était au-dessus de tous les autres. Il en parla à la Fée, longuement : « Lorsque l’on atteint ce Trésor, les étoiles s’arrêtent de briller, les ruisseaux et les rivières remontent vers leurs sources, l’Océan se vide de toutes ses eaux », « Ce Trésor est tellement beau que personne ne veut croire qu’il existe ».
Les Méchants essayaient de convaincre la Fée que ce Trésor ne pouvait exister. Et la Fée hésitait. Ce qu’en disait le Magicien lui semblait tellement beau qu’elle avait envie de partir avec lui, là où personne n’avait jamais été, là où personne ne voyait de route, là où personne n’envisageait de partir.
La Fée elle-même ne voulait pas croire le Magicien. D’abord, elle avait déjà entendu parler de trésors et ces trésors l’avaient brûlée plusieurs fois, ou bien avaient disparu au moment même où ils étaient à portée de main. Ce que lui disait le Magicien était bien trop beau pour être vrai. Et puis le Magicien était… un magicien. Il vivait dans son monde et il semblait à première vue très difficile de pénétrer dans ce monde. Et puis le Magicien… ne voulait pas la convaincre car il considérait que convaincre était retirer de la liberté.
Finalement la Fée décida de partir avec le Magicien, se disant qu’il serait toujours temps de rebrousser chemin le jour où elle aurait la confirmation que le Magicien ne racontait que des choses irréelles. Il racontait par exemple qu’il était possible de parler dans une boîte et d’être entendu à des kilomètres, plus loin que les yeux ne peuvent voir. Et il affirmait que l’on pouvait de même entendre l’autre dans cette boîte. Ce Trésor devait être un mirage de plus. C’est avec beaucoup d’hésitations qu’elle accepta de partir car tout le monde sait que ne pas trouver un Trésor que l’on cherche longtemps est une aventure douloureuse.
C’est ici que les récits deviennent flous et il est difficile de faire la part de la vérité et des exagérations. On dit que la Fée et le Magicien virent un ruisseau de feu, on dit qu’ils entendirent les rochers se lamenter de la vitesse à laquelle poussaient les plantes, eux qui mettaient quelques milliers d’années à grandir de quelques centimètres, on dit qu’ils virent les montagnes danser parce qu’elles ne les avaient pas vus, on dit que tant la Fée que le Magicien furent émerveillés. Et le plus incroyable ne fût pas que chacune de ces découvertes les faisaient découvrir l’autre. Car chacune des merveilles était vue par l’un alors que l’autre ne les voyait pas. Et une fois l’un, une fois l’autre expliquait avec bonheur et avec joie à l’autre ce qu’il avait vu.
La Fée n’avait pas oublié le Trésor. Elle s’inquiétait. Le Magicien lui était absorbé par ce qu’il voyait.
Seul un dialogue a traversé le temps, faisons silence dans nos cœurs et dans nos âmes pour bien écouter :
- La Fée : « Le Magicien, parfois je vois des signes que ce Trésor existe, parfois je vois des signes qu’il n’existe pas. Je commence à douter fortement ».
- Le Magicien : « La Fée, ces rochers dont tu m’as répété les paroles, ces montagnes que je t’ai décrites dans leurs danses folles, les aurions-nous vues si nous n’avions pas cherché le Trésor ? Est-il dès lors important de trouver ce Trésor. L’important, n’est-il pas de le chercher ? N’est-ce pas parce que nous le cherchons que nous découvrons des choses incroyables, que nous nous faisons découvrir des magies insoupçonnables ».De ce dialogue, nous pouvons déceler à quel point la Fée et le Magicien étaient différents. Le Magicien se contentait du Chemin. Qu’importe le Trésor, du moment que la Route en vaut la peine ? La Fée elle pensait autrement. Elle se disait : « Qu’importe la Route, c’est le Trésor qui doit valoir la peine ».L’histoire aurait pu se terminer là. Seul le Magicien aurait été satisfait. Elle ne se termina pas là.
Un jour, après un temps dont le comptage serait hasardeux, le Trésor apparût. Ni la Fée, ni le Magicien ne s’en rendirent compte au début. Puis la Fée se rendit compte qu’ils avaient atteint le Trésor. Elle le fit remarquer au Magicien et ils furent pris dans un tourbillon, les étoiles clignotèrent, le Soleil trembla, l’Océan éternua.
Certains d’entre nous négligent le Chemin qui les mène vers le Trésor, d’autres négligent le Trésor qui leur fait prendre ce même Chemin. Alors que le Trésor et le Chemin sont indissociables et qu’ils ne sont beaux que l’un par l’autre.
Le Magicien, mars 2005
La vie est un voyage
Posté par emergenceducoeur dans : Textes à méditer / Philosophies de vie , 2 commentairesLa vie est un voyage. On y avance pas à pas.
Et si chaque pas est merveilleux, si chaque pas est magique,
la vie le sera aussi.
Vous ne serez alors jamais de ceux qui arrivent
au seuil de la mort sans avoir vécu.
Ne laissez pas votre vie en morceaux épars.
Qu'elle devienne musique pour les autres !. Que rien ne vous échappe.
Ne regardez pas les gens à la sauvette.
Prenez le temps de les regarder bien en face.
Ne parlez pas “à” vos enfants, mais prenez leur visage
dans vos mains et parlez “avec” eux.
N'embrassez pas qu'une seule fois, mais souvent.
Faites-le sans tarder.
Sensations, impulsions, désirs, émotions idées,
rencontres, ne jetez rien de tout cela.
Un jour vous découvrirez combien cela était grand et irremplaçable.
Chaque jour apprenez quelque chose de nouveau
sur vous même et sur les autres.
Chaque jour essayez de jeter un regard optimiste sur notre monde et prenez conscience aussi de tout ce qu'il contient de beau.
Surtout ne cédez pas devant ceux qui voudraient vous convaincre du contraire.
Regardez les fleurs. Regardez les oiseaux.
Ecoutez la brise du vent.
Mangez bien et sachez apprécier ce que vous mangez.
Et partagez tout avec les autres.
Et quel compliment quand on peut dire à quelqu'un :
“Regarde ce coucher de soleil !”
Auteur Inconnu








